Certains eurasiens vont probablement décider en quelque années au sujet de la succession au pouvoir dans des Etats puissants. Si la politique de ces Etats change avec des nouvaux chefs d’Etat, les alliances et rivalités en Eurasie pourraient se réformer dans des décennies qui seront essentiels pour le salut du genre humain en termes de paix et d’environnement viable.
La Russie est gouverné par Vladimir Poutine depuis 1999. En 2020 il a sensiblement changé la composition de son gouvernement et a fait une loi, qui postule l’immunité absolue d’un ex-président de la Fédération de Russie. Va-t-il gouverner dans l’ombre ou chercher un successeur, qui tiendra le punisme après l’ère poutine. Peut-être il y aura les mêmes ciconstances comme après la mort de Staline: une lutte pour le pouvoir qui durera dix ans.
Poutine semble vouloir renferocer les pouvoirs du Conseil d’Etat, qui est selon la constitution actuelle seulement un organe consultant, reduire les pouvoirs du prochain président, de telle façon que le Conseil d’Etat, présidé par Poutine, contrôlerait la personne du président. Ainsi, Poutine veut être loyal à son système, qui est illibéral et peu constitutionnel. La continuation au pouvoir en changeant de postes et leur pouvoir accordé par la constitution est une tradition chez Poutine. Le système de Poutine été solidement établie en seulement quelque années après son ascention au pouvoir, bien que la constitution de 1993 est celle de son prédécesseur Boris Estine. Dans le futur il est important de limiter la soft power issue de la Russie. Les fake news des agents du Kremlin ont été créés pour déstabiliser affaiblir ses rivaux. Les populations démoralisés ont été la cible de populites nationalistes. La Fédération de Russie tente sans doute d’élargir sa zone d’influence en Europe et au Moyen-Orient pour se sécuriser l’eurasie occidentale. Dans une deuxième guerre froide, un des scénarios possibles pour les stragèges russes serait de subordonner Européens et Orientaux pour soutenir ou contrer la Chine ou les Etats-Unis. Une Russie superpuissante serait dans ce scénario un allié vital ou un enemie important.
Pendant ce temps, Poutine semble vouloir laisser ces temps de crise transpacifique à son successeur. La présidence du conseil d’Etat serait un premier pas pour la formation d’un candidat potentiel et aussi probablement le dernier poste que Poutine veut occuper avant de savourer les privilèges d’une retraite en tant qu’ancien président. La présidence de Poutine ressemble au principat d’Auguste: un homme au sommet de l’Etat qui veut établir un système politique durable. À la fin rechercher un successeur potentiel a été longue et pas facile. Le président russe actuel accepte pas les libertés politque étendues. C’est à dire, le président décide dans son paradigme de la durée de son temps au pouvoir et non pas le peuple, dont son rôle n’est pas d’élire vraiment librement, mais l’acceptance du système constitutionel octroyé par la président. La démocracie illibérale russe est pour certains plutôt une dictature constitutionelle. Les pouvoirs du dictateur sont limités par une consitution, dont le dictateur peut la changer sous certaines conditions. De fait, une telle constitution limite presque pas du tout les pouvoirs du chef de l’Etat. De plus déjà pendant l’ère Estine la constitution de 1993 donnait au président des pouvoirs assez etendus pour gouverner sans coopérer avec le parlement. Certains parlent quasiment de pleins pouvoirs présidentielles accordées par la constitution russe postsoviétique.
J’ose spéculer que le successeur de Poutine soit une personne du système de sécurité assez charismatique ou autoritaire et suivant une ideologie du moins conservatrice pouvant être même neo-nationaliste ou/et neo-eurasianiste. C’est lui qui dirigera la Russie pendant le deuxième quart du 21ème siècle. Pendant cette période les multiples crises écologiques et géopolitiques en Eurasie entre les puissances émergeantes et puissances traditionelles devront être résolus. Sinon c’est il y aura des catastrophes intercontinentales. La Russie et plusieurs pays asiatiques pourraient former une axe eurasiatique. Ce bloc va plutôt s’orienter vers la Chine ou, dépendant de son degré de dépendance économique, pourrait former un bloc eurasianiste comme troisième puissance entre l’OTAN et la Chine. Le successeur de Poutine pourrait mettre en oeuvre un empire eurasianiste ou un Etat national panslavique, si il veut remodeler l’ordre géopolitique eurasian avec des fondements idéologiques qui sont proches du poutinisme. Et encore, les structures politiques en Russie changent souvent suite aux grandes crises. Il n’est alors pas sûre si le nouvel système polituque russe, que Poutine veut mettre en place à la fin de son quatrième mandat présidentiel pourra s’établir durablement après Poutine.
Si la constitution russe change et devient une démocratie libérale ou une démocratie sociale, la Chine pourrait être un peu plus isolée et une coopération ou du moins une amitié avec l’OTAN pourrait être plus vraissemblable. La constellation des alliances en Asie et dans reste du monde pourrait changer profondément. Les poutinistes, ultrantionalistes, conservateurs, (neo-)eurasianistes pourraient encore mettre aux opposants des battons dans les roues, tandis que les communistes russes, surtout populaires chez les nostaliques de l’URSS et les retriatés pourrait aider les nouvelles forces de la gauche anti-poutiniste. Le PC russe est d’ailleurs le seul parti parlementaire en opposition contre le régime poutiniste.
Le nouveau régiment des leaders eurasiatiques pourrait determiner la politique etrangère en Europe et en Asie pour au moins deux décennies. Ces puissances régionales, voire mondiales se trouvent entre les grands blocs économiques européens et d’Asie-Pacifique, ainsi que les pays les plus instables au Moyen-Orient. Ces régimes, qui sont parfois ancrés sur la tradition pour renforcer leur système socio-politique, vont sans doute devoir moderneiser leur technologie, si ils veulent s’adapter au changements majeurs du 21ème siècle, car je pense que les changement technologiques vont être d’une ampleure plus forte que dans les années 2007-2020. La nouvelle décennie des années 2020 pourra être la dernière des règnes des leaders de pays influents, qui ont été aux commandes suprême de l’Etat lors de la transitionsion d’un siècle à l’autre. C’est leur heritage, que vont devoir porter leurs successeurs. Comme démontré en-dessus les candidats potentiels ne sont pas claires comme dans une monarchie héréditaire et dans ces systèmes autoritaires la succession n’a pas été si sécurisé que cela, vu que les dauphins ont du être formé en dernière minute sans qu’ils avaient prouvé une garantie de réussire leur carrière, sans être victime des luttes de pouvoir internes.
Julien Sita, 30ème Juillet 2021.