En Septembre 2020, l’Arménie fut victime d’une invasion de son rival l’Azerbaijan. 30 ans après la seccession de la province du Haut-Karabagh et après plusieurs mois de conflits frontaliers, l’Aserbaijan a tenté, avec le soutient de son allié la Turquie, d’envahir le Haut-Karabagh peuplé d’Arméniens, mais revendiquié par l’Aserbaijan. L’avancé de l’armée azerie dans le sud du Haut-Karabagh n’a pas été repoussé par l’armée arménienne, mais celle-ci résisite dans le centre montagneux et dans le nord de cette province.[1] Après presque 5.000 morts en un mois de conflits,[2] la majorité de la population du Karabagh a fuit la province.[3] La Turquie en pleine crise sociale et économique est dépendante de la coopération économique avec l’Azerbaijan très riche et soutient le président azerie Aliyev, contre la nation arménienne, qui a subie le génocide de 1,5 millions d’Arméniens. Le génocide a été orchestré par les nationalistes turques pendant la première guerre mondiale. Face à ce conflit, l’Union Européenne semble impuissant ou désintéressé de médiater la paix à la périphérie de l’Europe. La Russie, qui veut garder de bonnes relations avec l’Arménie et l’Azerbijan em même temps et essaye de négocier des cessez-le-feu, qui à ce jour n’ont pas tenue très longtemps. Des observateurs arméniens ont qualifiés la perte potentielle du Haut-Karabagh comme une catastrophe, ce qui pourrait être le cas, car l’armée azerie avance vers Stepanakert, la capitale du Haut-Karabagh.[4] La perte du Haut-Karabagh serait aussi une victoire intellectuelle pour les nationalistes turques, car l’Aserbaijan est un pays turcophone et considère la Turquie comme son „pays frère“. Le président turque Recep Tayyip Erdogan se contenterait d’une eventuelle reconquête du Haut-Karabagh pour sa propagande panturquiste. Le nationalisme turc se base aussi sur l‘islamisme sunnite. Dans ce contexte c’est avec le nationalisme turc qu’Erdogan veut légitimer son pouvoir et sa politique. Ce nationalisme est, comme tant d’autres, expansioniste et aggressif à l’extérieur et répressif à l’intérieur.
La propagande islamiste importé en Europe vient aussi d’ailleurs de chefs d‘Etats musulmans, ainsi que des agences d’informations qu’ils contrôlent. La moitié des imams dits séparatistes et islamistes en France, sont liés à l’Etat turque, qui les rémunèrent. Erdogan, qui est influent envers ces imams, met la République française et la laïcité et d’autres de ses valeurs en dangers par sa politique islamiste et nationaliste. En France et en Allemagne il y a des organisations nationalistes turques bien structurées, qui se sont pris violament à des manifestants arméniens. L’économie turque est depuis des années affaiblie et tient grâce à l’aide du Qatar et de l’Aserbaijan, qui se sont enrichis par le pétrole. Cette politique expansioniste peut être encore plus risquée une fois que l’économie turque est de nouveau redréssée. Erdogan a envoyé l’armée turque en Syrie, en Libye et en Méditerranée orientale pour rassembler une nation turque derrière lui, et qu’il veut continuer à la dominer. La pression envers la Turquie a été augementé le 26 Octobre 2020, quand l’armée de l’aire russe a bombardé une milice syrienne proturque en Syrie. Le jour d’après Erdogan a téléphoné au président russe, discutant sur les guerres dont la Turquie et la Russie sont impliquées. Le président Vladimir Poutine a sans doute fait pression contre les actions turques à l‘étranager.[5]
La Turquie doit restreindre ses opérations militaires, pour éviter un conflit plus grand. Etant un allié membre de l’OTAN, malgré tout, une guerre contre la Turquie serait également une guerre envers ses alliés d’Europe et d’Amérique du Nord. Rejeter la Turquie de l’OTAN serait une sanction massive et seuls des sanctions économiques extrèmes peuvent encore dépasser cela. Les réfugiés en Turquie, ayant fuit les guerres du moyen-orient peuvent être lâchés en Europe. Tel étaient la menace du président Erdogan en cas de litige avec ses alliés Européens. Un chef d’Etat aussi dure et inflexible n’est pas accomadable en politique exterieure. Ses provocations et aggressions font de lui une menace pour nombre de ses pays voisins. Ses alliés inclus. La menace de sanctions précis, comme en cas d’actions militaires contre un pays voisin doivent être mis en oeuvre. Les Européens peuvent se trouver un autre pays qu’ils peuvent payer pour acceuilir des réfugiés. De même former une alliance avec l’Egypte et d’en faire une puissance régionale serait plus profitable stratégiquement parlant qu’une alliance avec la Turquie. Il faut agir de la part de l’OTAN, de la Ligue Arabe et de la Russie pour sanctionner massivement la Turquie et à la pousser de signer un traité de démilitarisation et de non-aggression et menacer avec des sanctions en cas de violation de traité. La paix en Anatolie et sa periphérie en dépendent. Erdogan est un Homme de grandes paroles, mais la Russie peut le „mettre à sa place“. Une action internationale doit sceler ce sultan inprévisible définitivement. Le président Erdogan, qui a été affaiblie à l’intérieur dans son pays s’en est pris plusieurs jours à son homologue français Emmanuel Macron, l’accusant à tort en octobre 2020 de l’islamophobie et d’avoir insulté 1,5 millions de musulmans. Les ressentiments antifrançais dans le monde musulman ont été la conséquance de sa démagogie, comme aussi un attentat à Nice qui a fait trois mots le 29 octobre 2020. D’ailleurs dans la société civile turque les électeurs de la campagne ont tendance à voter pour Erdogan, pendant que les Kurdes de Turquie et les habitants des villes votent souvent pour l’opposition. Un opposant au régime d’Erdogan a été élu en 2019 maire de la métropole d’Istanbul.
Au final, l’Arménie a reçue de l’aide de son allié russe, qui ne s’est pas pris à l’aggresseur, le président d‘Azerbaijan Ilham Aliyev, car Poutine voulait pas perdre son influece dans cette région et a essayé de mettre un pied dans chaque camp. Si Erdogan continue avec cette politique menaçante et aggressive avec la quasi totalité de ses voisins, la turquie en paiera un lourd tribut. De plus en plus de citadins turques réalisent que leur président ne fait que de multiplier le nombre de ses pêchés.
[1] Pour plus d’informations sur la situation actuelle dans le Haut-Karabagh: https://caucasus.liveuamap.com/.
[2] https://www.bbc.com/news/world-europe-54652704.
[3] https://armenpress.am/eng/news/1032601.html.
[5] https://eurasianet.org/armenia-azerbaijan-fighting-nears-critical-town
Julien Sita, 30 octobre 2020.
